Contact us

Tel: +30 210 3613379
Tel: +41 32 5101465

Contact

  • Aviation

    ELC a été à l'avant-garde de la libéralisation des transports aériens en Grèce, jusque là soumis à un monopole étatique. Nous avons aidé à la mise en place de l'actuel service d'assistance au sol de l'Aéroport International d'Athènes, ainsi que dans les autres grands aéroports grecs.

     

    Eurolegal - Aviation
  • Finance et fiscalité

    Nous collaborons avec des fiscalistes renommés pour vous conseiller et vous être utile. Nos conseillers pourront parfaire votre organisation fiscale, votre système financier ou encore évaluer vos biens. 

     

    Eurolegal - Finance et fiscalité
  • Droit commercial

    Nous avons assisté la création de dizaines de sociétés, avec toute sorte de responsabilités et d'intérêts commerciaux. ELC vous offre la possibilité de vous accompagner dés les débuts, vous assister concernant les sociétés holding, ou bien encore vous conseiller quant à une acquisition, quelque soit la valeur en jeu.

    Eurolegal - Droit commercial
  • Informatique

    Alors qu'Internet était encore presque inconnu en Grèce, nous avons été les pionniers dans ce domaine en créant avec succès le premier prestateur de service Internet en Grèce : la fameuse société Hellas on Line (HOL).

    Eurolegal - Informatique
  • Droit du travail

    En Grèce, les relations entre partenaires sociaux peuvent se révéler compliquées ou delicates. Nous pouvons être à vos côtés pour vous guider à travers ce système complexe en faisant toujours en sorte que vos intérêts soient favorisés.

     

    Eurolegal - Droit du travail
  • Propriété intellectuelle

    Que ce soit simplement pour vérifier le dépôt d'une marque commerciale, d'un logo ou d'un brevet au niveau national, européen ou international, ELC est là pour vous faire profiter de son expérience dans ce domaine.

    Eurolegal - Propriété intellectuelle et dépôts légaux
  • Droit privé et droit familial

    Lorsque vous avez des difficultés dans votre vie privée, ELC est là pour vous assister. Nous vous aidons à faire face à n'importe quel problème inhérent au droit de la famille et au droit privé. Les solutions que nous vous proposons sont taillées sur mesure pour défendre au mieux vos intérêts, non seulement en Grèce mais aussi partout dans le monde.

    Eurolegal - Droit privé et droit familial
  • Propriété foncière

    De nombreux acquéreurs de terrains et d'immobilier s'adressent à notre expertise pour gérer et protéger leurs investissements. ELC s'occupe de la constitution de votre dossier, de vous assister lors des négociations et de la rédaction de vos contrats.

    Eurolegal - Propriété foncière

Bienvenue chez ELC

Pour des services juridiques complets... pensez à ELC

ELC est une collaboration d’études d’avocats qui associe l’expertise locale à un partenariat international.

Chez ELC, notre expérience recouvre un grand nombre de secteurs. Nous offrons assistance et conseil juridique autant à de grandes sociétés qu'à des particuliers. Pour cette raison, nous travaillons dans différentes langues. Grâce à un travail de qualité, ELC est fier d'avoir acquis et conservé une clientèle importante et internationale.

Nous disposons de technologies avancées, lesquelles nous permettent d'être continuellement en contact avec les institutions grecques ou internationales, ainsi qu'avec les archives des tribunaux, des organismes internationaux ou encore avec tous les secteurs de la Commission européenne. Pour autant, nous cultivons toujours l'importance des contacts personnels avec nos clients.

Nos tarifs sont TTC et comprennent honoraires, émoluments et frais. Chaque montant est toujours clairement définis et justifié, il n’y a jamais de charges supplémentaires ou dissimulées.

Nous serons heureux de vous offrir une première consultation ainsi qu’un devis, gratuitement et sans aucun engagement de votre part. Veuillez prendre contact avec nous pour de plus amples informations.

La langue française, autre victime de la pandémie Covid-19 au Canada

Déjà en 2017, lors d’un sondage mené pour le ministère du Patrimoine auprès de 1501 canadiens francophones et anglophones confondus sur le territoire, la dualité linguistique semblait être menacée selon 74% de francophones considérant que la langue de Molière était en danger[1].

La Loi sur les langues officielles de 1969 (ci-après LLO), qui a un statut quasi constitutionnel selon la Cour suprême du Canada[2], proclame l’anglais et le français en tant que langues officielles de l’Etat canadien leur reconnaissant un statut égal. Cette loi, essentielle afin de préserver une harmonie des citoyens anglophones et francophones résidant sur le territoire, établit une série de droits linguistiques dans de nombreux domaines[3]. Par ailleurs, la Cour suprême a consacré le principe directeur selon lequel la LLO consacre une égalité réelle au niveau des droits linguistiques au Canada[4] et a renforcé celle-ci, en mettant en exergue les obligations qui incombent à l’Etat de faire respecter et de respecter cette égalité des deux langues. En effet, cette LLO fait peser sur les institutions une véritable obligation de moyens ; ces institutions fédérales étant tenues de veiller à ce que les services offerts au public par des tiers soient exprimés dans l’une ou l’autre des langues officielles[5].

Dès lors, le corpus juridique canadien renforce l’égalité de ces deux langues, d’autant plus que la loi constitutionnelle de 1982 proclame que le français et l’anglais ont un statut et des droits et privilèges égaux quant à leur usage dans les institutions du Parlement et du gouvernement du Canada[6]. Aucune discrimination n’est autorisée et il est même remarquable que différents organismes, tel que le Commissariat aux langues officielles qui rend des rapports annuels quant au respect de l’égalité desdites langues, veillent à ce respect afin de promouvoir l’égalité des chances, la sécurité mais également l’épanouissement des minorités francophones.

Il n’est donc pas question de se pencher sur l’effectivité du corpus juridique canadien garantissant l’égalité de ces deux langues, mais davantage se pencher sur la pratique de la préservation de cette dualité. Il est commun au sein de la société qu’il existe rarement une parfaite concordance entre le droit et la réalité des faits. La triste actualité à laquelle l’ensemble de la société internationale fait face montre que des inégalités sont encore bien trop présentes au sein de la société canadienne. En effet, récemment la pandémie Covid-19 a mis sur le devant de la scène la crise francophone au Canada. Cette crise se traduit principalement dans l’étiquetage des produits de consommation, qui est régi par différents textes canadiens garantissant l’accès aux consommateurs à ces produits étiquetés dans les deux langues officielles[7]. Cette visibilité est d’autant plus importante puisque seulement 38,2 % de la population au Canada ayant pour langue maternelle le français peut s’exprimer en anglais[8].

Face à la crise sanitaire exceptionnelle de la Covid-19, Santé Canada entend autoriser, le 18 mars 2020, l’importation de certains produits désinfectants et autres en la matière pour maîtriser la propagation du virus dans le Pays. En effet, malgré l’absence de conformité de ces produits aux exigences en matière d’étiquetage, le Gouvernement autorise l’importation de certains produits essentiels dans la lutte contre le virus[9]. Le 25 mars 2020, le Parlement ratifie la Loi sur les mesures d’urgence visant la Covid-19. Cette loi modifie notamment la loi sur les aliments et drogues et dispose, en son point 1.4 de la partie 9 que « [], le gouverneur en conseil peut prendre les règlements qu’il estime nécessaires pour prévenir les pénuries de produits thérapeutiques au Canada, les atténuer ou atténuer leurs effets afin de protéger la santé humaine » [10]. Cette disposition, très permissive, permet au Gouvernement de prendre toutes les mesures qu’il estimera nécessaires pour prévenir quelconque pénurie de produits thérapeutiques. Dans ce cadre, la ministre de la Santé, Patty Hajdu, édite un arrêté d’urgence[11] et prend des mesures afin d’assurer la venue de certains produits thérapeutiques essentiels à la maitrise de la propagation du virus. Dès lors, Santé Canada informe la population canadienne qu’au regard du besoin urgent de produits de santé, ceux-ci peuvent ne pas satisfaire pleinement « aux exigences réglementaires, mais ne compromettent pas la sécurité des Canadiens »[12]. Dans ce cadre, sont autorisés l’importation de produits désinfectants et gel hydroalcoolique pour les mains avec un étiquetage uniquement en anglais[13]. A cette occasion, Justin Trudeau, Premier ministre canadien, admet les manquements aux lois exigeant des étiquettes et des services dans les deux langues officielles et considère que « dans certaines situations, nous sommes prêts à autoriser la signalisation et l'étiquetage unilingue »[14].

Face à cette situation, les représentants de la minorité francophone sont heurtés par ces mesures et qualifient celles-ci de « dangereuses et irrespectueuses »[15]. Le Sénateur canadien René Cormier vient également en soutien à la minorité francophone et condamne cette situation en déclarant que « rien ne justifie le manque de respect de nos deux langues officielles. C'est un problème de santé et de sécurité ». En effet, le respect de la langue de Molière n’est pas seulement symbolique mais représente réellement l’édifice d’un équilibre sociétal au Canada et garantit la sécurité de chaque citoyen de pouvoir s’informer dans sa langue natale. Si Santé Canada déclare que ces mesures ne compromettent pas la sécurité des canadiens, l’étiquetage des produits de consommation dans les deux langues officielles est une réelle question de sécurité, les francophones pouvant s’informer et faire lecture du produit dans leur langue. Il est essentiel que ce droit conféré aux francophones soit respecté, même en ce temps de crise. Malgré les nombreuses frictions entre le Gouvernement et la minorité francophone, le Gouvernement s’explique par l’urgence de la situation qui amène à l’adoption de mesures dans un contexte exceptionnel. L’ensemble des Etats sur la scène internationale sont en mesure d’édicter des actes pour faire face à l’urgence sanitaire mondiale afin de maîtriser de la manière la plus large possible la propagation du virus ; et c’est d’ailleurs en ces temps de crise que l’édifice constitutionnel auprès de chaque Etat est primordial. Il apparaît que le Gouvernement canadien n’a pas respecté la dualité linguistique et s’est donc inscrit en contrariété avec les textes précités préservant le respect des deux langues officielles. Attendons de voir si la Cour suprême du Canada aura l’opportunité de connaître ce débat exceptionnel face à cette situation, également, exceptionnelle.

Constantin Kokkinos et Chloé Berna


[1] ORFALI Philippe, Sondage sur le bilinguisme : deux solitudes, deux constats, Le Devoir, 5 janvier 2017

[2] Thibodeau contre Air Canada, Cour suprême du Canada, 28 octobre 2014, para 12

[3] Loi sur les langues officielles L.R.C adoptée en 1969. Référence : (1985), ch.31 (4e supplément), Loi concernant le statut et l’usage des langues officielles du Canada

[4] Cour suprême du Canada, R. c Baulac, 20 juin 1999, Recueuil [1999] 1 RCS 768, N° dossier 26416, §24

[5] Loi sur les langues officielles, Ibid., article 27

[6] Loi constitutionnelle de 1982, Annexe B de la Loi de 1982 sur le Canada (R-U), c 11, article 16

[7] Voir Loi sur l’emballage et l’étiquetage de consommation et ses règlements ; également le Règlement sur les produits généraux et de manière plus large sur les aliments et les drogues

[8] MOUGEON Raymond, La langue française au Canada, 7 février 2006, dernière modification le 14 décembre 2015,

[9] Accès accéléré aux désinfectants, aux antiseptiques pour les mains et à l'équipement de protection individuelle pour aider à limiter la propagation de COVID-19, ainsi qu'aux écouvillons pour les tests, Gouvernement canadien, 18 mars 2020

[10] Loi sur les mesures d'urgence visant la COVID-19, LC 2020, c 5, Projet de loi C-13, 1re sess, 43e légis, 25 mars 2020

[11] Arrêté d’urgence concernant les drogues, les instruments médicaux et les aliments à des fins diététiques spéciales dans le cadre de la COVID-19, 30 mars 2020

[12] Désinfectants pour surfaces dures et désinfectants pour les mains (COVID‑19). Produits désinfectants et désinfectants pour les mains acceptés sous la mesure provisoire liée à la COVID-19, Santé Canada

[13] Ibid.

[14] AFP in Canada, Justin Trudeau admits failure to uphold French language during pandemic, The Gardian, 28 avril 2020

[15] Ibid.

Newsfeed

  • Slide 01
  • Slide 02
  • Slide 03
  • Slide 04
  • Slide 05
  • Slide 06